Donnerstag, 7. Juni 2007

Parisien, tête de chien

Quand on parle aux Allemands de gastronomie française, ils pensent tout de suite aux cuisses de grenouille et aux escargots, à croire que les Français passent leur temps à en manger. Ils sont également persuadés que les Français font un festin tous les soirs et dînent pendant 4 heures, avec plateau de fromage obligatoire. C´est comme les croissants. J´ai du mal à leur faire entrer dans la tête que finalement c´est plutôt rare que nos compatriotes en mangent. Rien à faire, les clichés ne s´effacent pas comme ça.
Pour ceux qui voudraient goûter aux délices de la cuisine bavaroise, sachez que LA spécialité munichoise, c´est la Weißwurst (pr. voiiisse-vourscht), une sorte de boudin blanc à base de viande de veau. On doit la servir avant que les cloches sonnent midi, dit-on, avec un brezel et de la moutarde douce (sorte de moutarde à l´ancienne un peu sucrée), accompagnée d´une Weißbier, la bière blanche. Elle est souvent servie dans une sorte de soupière remplie de l´eau dans laquelle elle a cuit, chaude, mais non bouillante. Lors des fêtes, si vous avez une petite faim-faim, vous ne commanderez ni un radis ni une carotte, mais un Wurstsemmel, un petit pain rond avec une Wienerwurst, c´est à dire une saucisse de Francfort ou de Strasbourg, qui est en fait de Vienne ici. Dans toute l´Allemagne, vous pourrez acheter à n´importe quel stand une Currywurst, une saucisse de porc assez épaisse au curry, coupée en tranches et accompagnée de Ketchup. Mais revenons à la Bavière avec une autre spécialité dont les Munichois sont très fiers : le Schweinshaxe. Je crois que c´est du jarret de porc. Je crois, simplement, car vous pensez bien que je n´y ai pas goûté. Si vous voulez une photo, allez voir sur le site
http://www.marions-kochbuch.de/rezept/0530.htm. L´accompagnement indispensable est la Kartoffelknödel, une sorte de grosse boule à base de purée de pomme de terre à laquelle on mélange parfois de la chapelure, cuite à l´eau, mais aussi la Krautsalat, une salade de chou blanc coupé en lanières. Tout cela n´est guère appétissant pour la quasi-végétarienne que je suis, mais en fait, ce n´est rien par rapport à un plat que Mammig, dit-on, fait si bien : la tête de veau, mais voyez plutôt !